Mieux vivre avec ses émotions ... et celle des autres

Comment mieux comprendre et gérer nos émotions.

Les auteurs

En savoir plus sur Didier Hauvette et Christie Vanbremeesch.

Quelques conseils pour gérer nos émotions

Voici quelques techniques que vous trouverez dans le livre...

dimanche 18 novembre 2007

Attaquons-nous aux faits, pas aux personnes

Un samedi soir de juin, après de nombreuses négociations et recommandations, Hugues et Myriam ont accepté de laisser leur appartement à leurs deux ados de 16 et 19 ans, pour une soirée de fin d’année. Retour le dimanche vers 16 heures... Ils retrouventleur appartement dans un état peu glorieux : des verres pleins de mégots traînent à droite et à gauche, les bouteilles vides (et elles sont nombreuses !) n’ont pas été jetées, le sol de la cuisine est crasseux…

Hugues est très énervé : lui et Myriam avaient hésité, puis cédé sous conditions, conditions qui n’ont pas été respectées. Il a envie de crier à ses enfants toutes les phrases qui se bousculent dans sa tête : « C’est insupportable ! On ne peut donc jamais vous faire confiance ? Vous pouvez courir avant qu’on ne vous reprête l’appartement! » Ayant bien digéré les savoir-faire présentés précédemment, Hugues s’exprime de la façon suivante : « Je suis très énervé de voir l’appartement dans cet état. Cela m’est vraiment pénible. Que comptez-vous faire pour que ce soit remis en ordre rapidement ? »

Ce qui pose un problème à Hugues, ce ne sont pas ses enfants mais les conséquences de leur négligence.

Ce sont les faits qui nous portent préjudice, attaquons-nous à eux lorsque nous avons besoin d'exprimer notre énervement, notre insatisfaction. Le message est beaucoup plus acceptable que si la pression est dirigée vers la personne !

S’attaquer aux faits et non aux personnes est un moyen efficace de relâcher la vapeur sans nuire au climat relationnel.




dimanche 11 novembre 2007

Luttons contre l’inertie

Quel que soit l'environnement dans lequel nous nous trouvons, quand la situation ne nous convient pas, la difficulté consiste à s'attaquer au problème en trouvant la bonne attitude : ni agressif, ni laxiste, ni agité.

Comment déjouer les forces d’inertie qui poussent à ne surtout rien changer ?
Tous les prétextes sont bons : « Désolé, je n’ai pas le temps de faire ce que tu me demandes… On a déjà essayé plusieurs fois et ça n’a pas marché… On n’a jamais fait comme ça… ça ne sert à rien. De toute façon, ta mère ne sera jamais d'accord.»

Les blocages apparaissent. Les habitudes sont très utiles : elles sont la condition sine qua non pour gagner du temps, assurer la sécurité et éviter que tout le monde "réinvente la roue" à chaque instant. Comme nos réflexes, elles conviennent parfaitement quand le stress n'est pas trop important ; et, comme eux, elles nous font parfois faire des erreurs monumentales.

Comment s'y prendre pour les faire évoluer sans générer trop de résistances ?

Des solutions, des pistes à explorer sont proposées dans le livre.
 


dimanche 4 novembre 2007

Ayons un projet commun

Vivre ensemble, travailler en équipe, ce n’est pas facile. Les difficultés de fonctionnement sont quasi inévitables :

• Certaines personnes sont « trop » semblables. L'un et l'autre ont du mal à se positionner, ce qui peut conduire à des agacements, des frustrations, du désintérêt ;
• Certaines sont « trop » dissemblables, ne se comprennent pas, se blessent… au lieu de tirer parti de leur complémentarité.

Comment continuer ensemble quand nous avons du mal à nous entendre avec nos collègues, nos enfants, notre conjoint, l’instituteur de notre aîné ? Pourquoi le faire ? La réponse tient souvent dans le « pour quoi ».

Un projet commun nous donne la motivation nécessaire pour chercher une solution à nos agacements mutuels.






samedi 27 octobre 2007

Communiquons sur notre façon de fonctionner

Quand nous arrivons ou que nous accueillons quelqu’un au sein d’un groupe, de manière temporaire (week-end entre amis, vacances) ou plus durable (entrée dans une famille, équipe professionnelle), il y a toujours une période d’observation mutuelle, un réflexe animal.

Nous avons tous des capteurs automatiques qui nous permettent d’évaluer, consciemment ou inconsciemment, le type de réactions des personnes autour de nous. Et lorsqu’un équilibre se modifie (nouveau groupe ou nouvelle personne dans un groupe), nos capteurs sont particulièrement en alerte.

Très rapidement, chacun se fait une idée du type de personnalité des autres membres du groupe et commence à adopter des comportements, en conséquence. Nous gagnons à être conscient de l’existence de ces questions.

Lorsque nous arrivons dans un groupe, une façon efficace de créer la confiance consiste à exprimer rapidement et clairement qui nous sommes, ce que nous attendons du groupe et ce que nous pouvons lui apporter. Cela contribuera à générer un climat positif au sein du groupe.




samedi 20 octobre 2007

Vivre ensemble, ce n’est pas naturel

Vivre ensemble, ce n’est pas naturel, que les membres du groupe se connaissent depuis toujours ou qu’ils viennent d’horizons différents.

À la première cause de stress, les réactions de défense ne tardent pas à s’enclencher et à se stimuler les unes les autres.

« Dis-moi quelque chose de toi que je ne connais pas… » Cette suggestion permet aux uns et aux autres de mieux se connaître et renforce la confiance. C’est bien entendu indispensable dans le cas d’un groupe en train de se constituer. C'est également très utile dans le cas d’un groupe habitué à vivre ou à travailler ensemble depuis plusieurs années.

Évoquer des souvenirs qui ne l’avaient jamais été auparavant crée un plus grand niveau de connivence. C’est simple, facilement réalisable et très enrichissant. Celui qui parle n’est plus la personne un peu distante, effacée ou envahissante ; c’est juste une personne humaine avec des passions, des talents et des choses intéressantes à raconter.




dimanche 14 octobre 2007

Vivre et communiquer avec les différents profils

Il n'y a pas de bon ou de mauvais profil. Chacun incarne une forme d’énergie particulière. Chacun à ses qualités et ses défauts. Si certains s'adaptent mieux à certaines situations, les autres le feront dans d'autres contextes. Chacun peut s’épanouir et atteindre une forme d’excellence dans son domaine.

Même en cherchant bien, nous ne rencontrerons jamais d’ami, de parent, de conjoint, de manager ou de collaborateur parfait ! Ils n’existent pas. En revanche, il est tout à fait possible de rencontrer des équipes, des couples, des familles où l’harmonie, l’efficacité et la joie de vivre cohabitent et se renforcent. Les observations montrent que ces groupes humains sont ceux dans lesquels la communication est fluide et le respect de l'autre important.

En associant la compréhension des stratégies de défense, celle des six profils et l’utilisation des techniques développées par Thomas Gordon et expliquées dans le livre, il devient plus facile de surmonter les difficultés et les tensions relationnelles.




dimanche 7 octobre 2007

Six profils complémentaires

Nous avons décrit les 3 catégories de réactions qu'il existe : la lutte, le repli et la fuite.

Si nous étions en mesure de savoir dans quelle "catégorie" nous sommes et dans quelles "catégories" se trouvent nos interlocuteurs", cela nous permettrait de discerner au plus vite ce qu’il est utile de faire quand la situation commence à déraper.
Mais nous situer, ou les situer, dans l’une de ces trois "catégories" -"fuite", "lutte", "repli" - est trop caricatural.

En combinant les trois états de défense deux par deux, cela nous donne six profils de personnalités dans lesquelles il est beaucoup plus facile de se reconnaître et de situer nos interlocuteurs : "lutte-fuite", "lutte-repli", "fuite-lutte", "fuite-repli", "repli-lutte" et "repli-fuite".

Cette grille, que vous trouverez dans le livre, permet de se faire une idée assez juste des points forts et des travers, de personnes que nous rencontrons pour la première fois. Il nous est plus facile de déceler les faiblesses derrière les qualités que nous percevons et d'imaginer les qualités derrière les défauts.

Bien sûr, nous devons rester souple dans l'utilisation de ces profils car chaque être humain est beaucoup plus complexe que toutes les classifications qui peuvent être faites.