Mieux vivre avec ses émotions ... et celle des autres

Comment mieux comprendre et gérer nos émotions.

Les auteurs

En savoir plus sur Didier Hauvette et Christie Vanbremeesch.

Quelques conseils pour gérer nos émotions

Voici quelques techniques que vous trouverez dans le livre...

dimanche 16 décembre 2007

Restons attentifs aux réactions du crocodile... en lutte

Dès qu’il est question de modifier des habitudes, les résistances peuvent être nombreuses.
Nous avons parfois tendance à croire que c’est de la mauvaise volonté, parfois même que les gens nous en veulent… Et pourtant, ce n’est pas le cas. Il s’agit juste de réactions crocodiliennes !

Léonard, jeune garçon qui réagit surtout par des réactions de lutte, résiste ouvertement à tout ce qu’on lui propose. Il trouve nulles les activités suggérées par ses parents (faire du judo et aller plus souvent à la bibliothèque)… Il râle quand on lui annonce qu’une baby-sitter va venir le garder avec sa soeur le soir où sa maman sera à son cours de danse. Pourtant, quelques semaines plus tard, c'est lui qui relance ses parents : « Alors, j’y vais quand au judo ? ». Par la suite, il sera l’un des élèves les plus appliqués du cours. Il s’occupe également de sa petite sœur « en second avec la baby-sitter » les soirs où ses parents sont absents.

Les personnes réagissant majoritairement par de la lutte résistent, font du bruit, mais, finalement, prennent en charge beaucoup de projets et se battent pour les mener à bien. Le moyen de les faire avancer : prendre en considération ce qu'ils nous disent, écouter la part juste, reconnaître leur contribution...

Une attitude, un discours motivant pour un type de crocodile risque d'être démotivant pour les autres. Si on insiste sur la difficulté des objectifs à atteindre, Léonard se sent reconnu.




dimanche 9 décembre 2007

Restons attentifs aux réactions du crocodile... en repli

Dès qu’il est question de modifier des habitudes, les résistances peuvent être nombreuses.
Nous avons parfois tendance à croire que c’est de la mauvaise volonté, parfois même que les gens nous en veulent… Et pourtant, ce n’est pas le cas. Il s’agit juste de réactions crocodiliennes !

Simon, qui réagit souvent par des réactions de repli, est parvenu à se convaincre qu’il allait, cette fois, non seulement démarrer sa recherche d’emploi, mais aussi aider les membres de sa famille à atteindre leur propres objectifs. Et il met en place tout ce qu’il faut pour que cela marche.
Les problèmes vont surgir quand il lui faudra surmonter les premières difficultés. Son crocodile va le freiner.
Autre problème lié à son mode de fonctionnement : le respect des délais; il est souvent plus lent que les autres.
Le moyen qu’il a développé au cours des années pour faire face à ces blocages ? La persévérance.

Une attitude, un discours motivant pour un type de crocodile risque d'être démotivant pour les autres. Si on insiste sur la difficulté des objectifs à atteindre, cela risquerait fort de bloquer Simon.




dimanche 25 novembre 2007

Faisons ce pour quoi nous sommes doués

Jean-Marc et ses copains partent faire une randonnée d’une semaine en montagne. Dès la première journée, les rôles se répartissent spontanément : Jean-Marc ouvre la route. Avec Vincent, impossible de se perdre ; il dispose de plusieurs cartes, de relevés topographiques et son sens de l’orientation semble infaillible. Cédric entraîne les marcheurs avec son répertoire impressionnant de chansons ; quant à Lola, elle n’est jamais à court de chocolat ou de pansements pour les ampoules.

Au soir du cinquième jour, ils se rendent compte qu’il leur reste à peine une journée de vivres alors qu’ils doivent encore marcher deux jours. La tension monte. Jean-Marc est très énervé contre Lola et Cédric (les responsables de l’intendance). Les reproches mutuels deviennent acides. Jusqu'au moment où Lola commence à mettre de l’huile dans les rouages. Jean-Marc décide alors de répartir la nourriture en rations plus petites ; Cédric et Vincent s’absentent deux heures… et reviennent avec une truite pêchée dans une rivière en contrebas. Lola a déniché des myrtilles, qui feront merveille pour le dessert !

Comment résoudre les difficultés, quand nous ne nous sentons pas capables de les prendre à bras-le-corps ? La meilleure solution : s’appuyer sur les gens qui aiment et savent faire les choses que nous n'arrivons pas à faire ; faire appel à des personnes douées de qualités complémentaires par rapport aux nôtres.

Les meilleurs managers, les meilleurs parents, les meilleurs amis ne sont jamais des surhommes ; en revanche, ils se connaissent bien eux-mêmes et ne manquent jamais de faire appel aux personnes dont ils sont entourés quand eux-mêmes se sentent dépassés.

Connaître ses talents, ses faiblesses, ainsi que ceux des autres, passer le ballon à celui qui sera le mieux placé pour marquer le but, c'est la meilleure façon d’obtenir les résultats qui nous conviennent.







dimanche 18 novembre 2007

Attaquons-nous aux faits, pas aux personnes

Un samedi soir de juin, après de nombreuses négociations et recommandations, Hugues et Myriam ont accepté de laisser leur appartement à leurs deux ados de 16 et 19 ans, pour une soirée de fin d’année. Retour le dimanche vers 16 heures... Ils retrouventleur appartement dans un état peu glorieux : des verres pleins de mégots traînent à droite et à gauche, les bouteilles vides (et elles sont nombreuses !) n’ont pas été jetées, le sol de la cuisine est crasseux…

Hugues est très énervé : lui et Myriam avaient hésité, puis cédé sous conditions, conditions qui n’ont pas été respectées. Il a envie de crier à ses enfants toutes les phrases qui se bousculent dans sa tête : « C’est insupportable ! On ne peut donc jamais vous faire confiance ? Vous pouvez courir avant qu’on ne vous reprête l’appartement! » Ayant bien digéré les savoir-faire présentés précédemment, Hugues s’exprime de la façon suivante : « Je suis très énervé de voir l’appartement dans cet état. Cela m’est vraiment pénible. Que comptez-vous faire pour que ce soit remis en ordre rapidement ? »

Ce qui pose un problème à Hugues, ce ne sont pas ses enfants mais les conséquences de leur négligence.

Ce sont les faits qui nous portent préjudice, attaquons-nous à eux lorsque nous avons besoin d'exprimer notre énervement, notre insatisfaction. Le message est beaucoup plus acceptable que si la pression est dirigée vers la personne !

S’attaquer aux faits et non aux personnes est un moyen efficace de relâcher la vapeur sans nuire au climat relationnel.




dimanche 11 novembre 2007

Luttons contre l’inertie

Quel que soit l'environnement dans lequel nous nous trouvons, quand la situation ne nous convient pas, la difficulté consiste à s'attaquer au problème en trouvant la bonne attitude : ni agressif, ni laxiste, ni agité.

Comment déjouer les forces d’inertie qui poussent à ne surtout rien changer ?
Tous les prétextes sont bons : « Désolé, je n’ai pas le temps de faire ce que tu me demandes… On a déjà essayé plusieurs fois et ça n’a pas marché… On n’a jamais fait comme ça… ça ne sert à rien. De toute façon, ta mère ne sera jamais d'accord.»

Les blocages apparaissent. Les habitudes sont très utiles : elles sont la condition sine qua non pour gagner du temps, assurer la sécurité et éviter que tout le monde "réinvente la roue" à chaque instant. Comme nos réflexes, elles conviennent parfaitement quand le stress n'est pas trop important ; et, comme eux, elles nous font parfois faire des erreurs monumentales.

Comment s'y prendre pour les faire évoluer sans générer trop de résistances ?

Des solutions, des pistes à explorer sont proposées dans le livre.
 


dimanche 4 novembre 2007

Ayons un projet commun

Vivre ensemble, travailler en équipe, ce n’est pas facile. Les difficultés de fonctionnement sont quasi inévitables :

• Certaines personnes sont « trop » semblables. L'un et l'autre ont du mal à se positionner, ce qui peut conduire à des agacements, des frustrations, du désintérêt ;
• Certaines sont « trop » dissemblables, ne se comprennent pas, se blessent… au lieu de tirer parti de leur complémentarité.

Comment continuer ensemble quand nous avons du mal à nous entendre avec nos collègues, nos enfants, notre conjoint, l’instituteur de notre aîné ? Pourquoi le faire ? La réponse tient souvent dans le « pour quoi ».

Un projet commun nous donne la motivation nécessaire pour chercher une solution à nos agacements mutuels.






samedi 27 octobre 2007

Communiquons sur notre façon de fonctionner

Quand nous arrivons ou que nous accueillons quelqu’un au sein d’un groupe, de manière temporaire (week-end entre amis, vacances) ou plus durable (entrée dans une famille, équipe professionnelle), il y a toujours une période d’observation mutuelle, un réflexe animal.

Nous avons tous des capteurs automatiques qui nous permettent d’évaluer, consciemment ou inconsciemment, le type de réactions des personnes autour de nous. Et lorsqu’un équilibre se modifie (nouveau groupe ou nouvelle personne dans un groupe), nos capteurs sont particulièrement en alerte.

Très rapidement, chacun se fait une idée du type de personnalité des autres membres du groupe et commence à adopter des comportements, en conséquence. Nous gagnons à être conscient de l’existence de ces questions.

Lorsque nous arrivons dans un groupe, une façon efficace de créer la confiance consiste à exprimer rapidement et clairement qui nous sommes, ce que nous attendons du groupe et ce que nous pouvons lui apporter. Cela contribuera à générer un climat positif au sein du groupe.