dimanche 3 juin 2007

La demande-type de l'émetteur en fuite

Lorsque nous émettons une demande, nous anticipons les réactions de notre interlocuteur. Cela nous met dans l’un de nos états de défense préférés et se traduit dans notre manière de nous exprimer :

« Regarde cet appartement, c'est encore le bazar, et les invités qui arrivent demain, que vont-ils penser, déjà la dernière fois on les a reçus dans un capharnaüm alors que chez eux, c'est nickel chrome… Il s'agit de Gilbert et Marianne, ceux qu'on avait vus l'été dernier. Je crois que tu t'étais bien entendu avec leur fils. J’aimerais vraiment que tu y mettes du tien, avec tout le mal qu’on se donne pour les réunir et pour faire le dîner… J'aurais aussi besoin d'un coup de main pour le dîner. Est-ce que tu crois que tu auras tout fini à temps ?»

La personne en fuite qui émet sa demande veut à la fois atteindre son objectif et ne pas déplaire. De plus, elle a l’angoisse de ne pas réussir. Trois messages sont contenus dans une même phrase, si bien que l’interlocuteur s’embrouille : comment décoder ce qui est important ? L’angoisse de l’émetteur rejaillit sur son interlocuteur, et, finalement, il y a de fortes chances pour que le message principal n’ait pas été reçu.

• Ce type de demande va énerver un destinataire en lutte ;
Un destinataire en fuite verra son inquiétude se renforcer ;
• Quant à un destinataire en repli, il risquera d’être découragé.

Dès lors, comment s’étonner que les autres ne fassent pas ce que l’on attend d’eux, même dans les situations où tout le monde a intérêt à progresser ?




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